Si je m’en tiens aux actes trouvés sur les registres de Nanteuil (79), Jean BARRICAULT et Jeanne POUPARD se sont mariés le 9.06.1732  et leur premier enfant, Jeanne, voit le jour le 1.10.1733. Viendront ensuite Jean, Louis, Jacques, André, Pierre, Marie-Françoise, Marie-Madeleine, Marie-Anne, François Isaac, Louis, François, Pierre, Magdeleine-Jeanne, Jean, Jeanne, Marie-Anne, Anne et enfin Joseph-Marie… 19 enfants !! Ouah ! Quelle famille !

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Mais est-il raisonnable de penser que ces 19 enfants sont vraiment ceux d’un seul et même couple ? Même s’il n’y a pas de limite d’âge à la fécondité masculine, nous le savons tous, il y en a une pour les femmes, et dans le cas présent Jeanne POUPARD aurait eu son dernier enfant à l’âge de 62 ans …

Me voilà bien désemparée ….

Sur tous les actes de baptême, aucune ambiguïté possible, les parents sont bien notés Jean BARRICAULT et Jeanne POUPARD.

Baptême Jeanne 1733
Baptême Jeanne 1733
Baptême Joseph Marie 1775
Baptême Joseph Marie 1775

 

Alors couple homonyme ?

Je respire bien fort et je reprends tout à zéro :

  • Sur les actes de ces 19 baptêmes, les parrains et marraines font bien partie de l’entourage proche de Jean et Jeanne.
  • Je retrouve bien un autre couple BARRICAULT/POUPARD mais les prénoms Pierre et Marie et la vue de nombreux actes de baptêmes concernant leurs propres enfants me dissuadent d’une erreur du prêtre sur les prénoms.
  • Si je me réfère à P. Ariès (Histoire des populations françaises et leurs attitudes devant la  vie depuis le XVIIIème  , Ed- du Seuil ), les intervalles entre les naissances restent à peu près égaux (à deux exceptions près) et se succèdent au rythme imposé par les conditions naturelles d’espacement comme les périodes de lactation, les aménorrhées, les périodes de continence culturelle d’origine Religieuse . Donc rien non plus de ce coté là …
  • A ma connaissance, aucun arbre mis en ligne n’indique l’existence de 19 enfants pour ce couple.

Erreur et/ou omission de ma part ? Ou fécondité tardive assez exceptionnelle ?  …. Je ne sais pas …

Mais finalement plutôt que de finir par imploser, je préfère laisser ces questions au repos quelques temps.

Et peut-être qu’un jour un acte, trouvé au hasard de mes pérégrinations dans la famille DÉRET, me donnera une réponse voire une certitude.

Je l’espère.

 

 

 

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